La Mission BEPICOLOMBO
La mission BepiColombo de l’ESA, dans laquelle s’est engagé le CNES, devrait passionner tous ceux qui s’intéressent à l’espace, très loin de notre planète Terre. Il s’agit de mettre en orbite autour de Mercure deux sondes permettant de mieux connaître cette planète très difficile à observer du fait de sa proximité avec le soleil.
Ce que l’on sait de la planète Mercure
Mercure fait partie des planètes telluriques, c’est-à-dire composées de roches et de métaux, dont la densité est assez élevée, la rotation lente et la surface solide. Cette petite planète ne possède pas d’atmosphère, ce qui fait que, bien que le soleil soit tout proche, on se retrouverait dans l’obscurité à la surface de cette planète, car c’est l’atmosphère qui diffuse la lumière. Pour la même raison, les variations de température entre le jour et la nuit sont très importantes, de l’ordre de 430°C à -170°C. Cette planète étant très proche du soleil, elle est particulièrement difficile à observer depuis la terre, c’est pourquoi l’ESA, associée au CNES, a organisé cette mission BepiColombo, pour aller y regarder de plus prêt sur divers aspects.
Pourquoi BepiColombo ?
La mission prévoit le lancement dans l’espace à l’aide d’une fusée Ariane 5, en août 2014, de deux sondes destinées à étudier la planète Mercure. Le MPO (Mercury Planetary Orbiter) aura pour but d’étudier la surface et l’intérieur de la planète, et le MMO (Mercury Magnetospheric Orbiter) devra étudier le champ magnétique et la magnétosphère. Les scientifiques engagés dans cette mission espèrent pouvoir comprendre la structure interne de la planète en effectuant des comparaisons entre les données fournies par les sondes et les connaissances acquises sur Terre. Par ailleurs, ils comptent apporter ainsi une contribution à l’étude de la formation et de l’évolution des planètes analogues, grâce aux mesures effectuées sur Mercure. Les éléments composant les sondes proviennent de divers pays du continent européen, Allemagne, Italie, Suisse, et il y a aussi une contribution de l’Université de Kyoto. Quant au CNES, sa contribution consiste à assurer la maîtrise d’ouvrage pour les partenaires français : les laboratoires du CNRS et l’Université.
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